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SIARJA : Point sur la taxe dite de faucardement


Pour répondre aux questions légitimes des riverains qui s’étonnent de payer la taxe de faucardement au même taux alors que les travaux ont été simplifiés, voici l’explication de l’activité de ce syndicat par son président :

SIARJA : Point sur la taxe dite de faucardement


Entre autrefois et aujourd’hui, le Syndicat de la Juine a vu évoluer ses objectifs…

Les 23 communes de notre syndicat nous ayant donné mandat pour la maîtrise de la qualité de l’eau et pour la gestion de la totalité du bassin, nous bénéficions maintenant d’une vision plus large de notre tâche.
Parallèlement l’observation continue de nos gardes-rivière et techniciens, journellement sur le terrain, entraîne une évolution permanente de nos méthodes. D’autre part, la Directive Cadre sur l’Eau et son injonction d’atteindre dès 2015 le bon état écologique de la rivière, nous amène à parfaire encore notre action sous l’angle qualitatif.

Enfin, la synthèse des analyses faunistiques et floristiques nous a conduits petit à petit à modifier les pratiques d’entretien, pratiques avalisées en Comité Syndical par les délégués des communes et appliquées selon la Déclaration d’Intérêt Général qui garantit l’intérêt des travaux pour la Communauté.

Si nous voulons une rivière de qualité nous devons raisonner sur l’ensemble du cours d’eau, toute opération effectuée localement étant profitable à l’ensemble des riverains et des utilisateurs de la rivière.

Auparavant l’entretien se résumait à :
            * Un faucardage à blanc, c’est-à-dire une coupe totale des herbes aquatiques,
           * Un faucardage total des berges sur 1m de large
           * Des curages quand la rivière était envasée

Depuis, l’expérience et les études ont démontré que ces pratiques étaient en réalité nocives pour la rivière. 
           * Un faucardage modéré et sélectif réalisé maintenant uniquement lors de proliférations végétales dommageables ou de risque de débordement permet en effet de maintenir des zones de reproduction , d’alimentation, et de repos pour la faune aquatique et de maintenir la capacité d’auto épuration de la rivière.
           * Les fauches de berges sont devenues sélectionnées et sectorisées : le fauchage sélectif, dont la technique consiste à ne couper ni le bord immédiat de la berge, ni son retombant, est réalisé chaque fois que possible, afin de préserver en pied de berge, les végétaux aquatiques qui assurent une protection contre l’érosion, d’accueillir des batraciens, des invertébrés et de favoriser les nidifications. Par ailleurs pour une préservation des berges les linéaires de fauchage sont diminués.
           * Les curages sont proscrits car ils sont nocifs pour la rivière et sa population.
Cette évolution entraîne une diminution des coûts d’entretien qui utilisés différemment, nous ont permis de redéployer notre action et de mieux prendre en charge la qualité de l’eau par : 
           * Le lancement d’une action contre les phytosanitaires hautement néfastes pour notre rivière
           * L’amélioration et la consolidation des berges par la réalisation de plantations (plantes semi aquatiques, arbustes et arbres)
           * Le renforcement de la lutte contre les espèces invasives et indésirables
           * La surveillance des zones humides qui ont un grand pouvoir épurateur pour la rivière 
           * La prise en charge des embâcles
           * La surveillance des brèches (renards) dans les berges 
           * L’entretien sélectif des berges : élimination sélective des arbres et des arbustes fortement inclinés vers la rivière
           * L’aide apportée aux Communes pour l’amélioration du traitement des eaux pluviales et de l’assainissement.
Entre autres ces méthodes favorisent in fine un dévasement naturel.

La taxe est une participation des riverains aux actions d’entretien courant de la rivière. Elle constitue tout comme les impôts une enveloppe globale utilisée pour des opérations entreprises en tout point du cours d’eau. Citons par exemple : l’entretien d’un barrage flottant bénéfique pour la qualité des la rivière et pour tous les riverains situés en aval. Autre évidence : le travail des gardes-rivière financé sur le budget d’entretien est utile à tous. Enfin la taxe participe au fonctionnement global du Syndicat.
Dans leur ensemble tous les travaux d’entretien sont assumés pour 80% par nos financeurs, l’Agence de l’Eau, le Conseil Général et le Conseil Régional, pour 10 % par la taxe aux riverains, et pour également 10% par la taxe aux riverains, et pour également 10% par les Communes.
Chaque fois qu’un riverain participe à hauteur de 10€ de taxe d’entretien cela correspond à 100€ de travaux d’entretien ou d’amélioration de la qualité de la rivière dont il est le premier bénéficiaire, alors que pour les Communes qui participent aussi à hauteur de 10€ les habitants n’ont pour la plupart que très peu d’accès à la rivière.
Une évidence pour terminer, comme chaque année le budget du Syndicat est étudié au plus serré, ses rentrées étant ainsi valorisées au maximum.


Jean-Marie DELAVAL, Président du Syndicat de la Juine (SIARJA)


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